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Diane Arbus : Photographies, 1956-1971. L’un des corpus photographiques les plus captivants du siècle dernier au Musée des beaux-arts de Montréal

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Un rare portrait de la photographe Diane Arbus réalisé à l’Automat de la 6ᵉ Avenue, entre la 41ᵉ et la 42ᵉ Rue, à New York, vers 1968. Photo Roz Kelly/Michael Ochs Archives/Getty Images

Les saisissantes photographies en noir et blanc de l’Américaine Diane Arbus (1923–1971) ont révolutionné l’art du portrait en raison de leur style et de la variété de leurs sujets. Arbus, dont les clichés étaient pris, pour l’essentiel, à New York et dans ses alentours, sélectionnait ces derniers – couples, enfants, nudistes, familles de banlieue et artistes de cirque, entre autres – pour leur singularité.  
 
Diane Arbus : Photographies, 1956-1971 réunit quelque 90 photographies de l’artiste soigneusement choisies parmi 522 épreuves à la gélatine argentique acquises en 2017 par le Musée des beaux-arts de l’Ontario, ainsi qu’une épreuve tirée de la collection permanente du MBAM. Qu’il s’agisse d’explorations intimistes dans les rues de New York ou de portraits grand format, ces clichés témoignent de la vision singulière et révolutionnaire de l’illustre photographe.

Mettant en lumière l’évolution de l’artiste sur 15 ans, la présente exposition donne à voir l’étendue de la carrière d’Arbus de manière chronologique. Elle s’ouvre avec un remarquable autoportrait réalisé en 1945, puis transporte le public en 1956 – année où Arbus décide de se consacrer à la photographie. Ces premières images en 35 mm révèlent une artiste fascinée par la diversité de l’humanité et la vie telle qu’elle se déroule dans la rue, tandis que les réalisations ultérieures, créées en plus grand format, marquent son émergence en tant qu’artiste mature de grand talent. Son style, direct et ardemment centré sur le sujet, marque bon nombre de ses œuvres emblématiques. Accompagnant les photographies, des citations de l’artiste s’offrent comme autant d’observations sur ses choix, ses intentions et ses difficultés techniques, de même que sur le hasard heureux de ses rencontres et découvertes.

« L’exposition permet au public de découvrir le regard audacieux de l’artiste américaine, ou, pour ceux et celles qui connaissent déjà son œuvre, d’en apprécier l’étonnante diversité en découvrant certaines de ses premières photographies, rarement montrées. Elle donne à voir le caractère émouvant de la quête de l’artiste, qui cherchait à sonder la condition humaine pour dévoiler ce qui nous unit et ce qui nous divise », explique Anne Grace, conservatrice de l’art moderne, MBAM, et commissaire de la présentation montréalaise de l’exposition.

« Nous sommes ravis de faire découvrir Diane Arbus à une nouvelle génération de visiteuses et de visiteurs. En quinze années seulement, elle a produit un corpus de portraits considéré comme le plus impressionnant de son époque, ajoute Sophie Hackett, conservatrice de la photographie au Musée des beaux-arts de l’Ontario et commissaire de l’exposition. L’acquisition de notre collection de photographies de l’artiste en 2017 a marqué un tournant important pour notre musée comme pour le Canada. Nous avons aujourd’hui l’honneur de présenter ces tirages au public du MBAM. »

Diane Arbus (1923-1971), Couple d’adolescents dans Hudson Street, N.Y.C., 1963, épreuve à la gélatine argentique ; imprimée ultérieurement, feuille : 50,8 × 40,6 cm. Musée des beaux-arts de l’Ontario, don de Robin et David Young, 2016. Copyright © Estate of Diane Arbus

Diane Arbus (1923-1971), Sans titre (49), 1970–1971, épreuve à la gélatine argentique ; tirée par Neil Selkirk, feuille : 50,8 x 40,6 cm. Musée des beaux-arts de l’Ontario, don anonyme, 2016. Copyright © Estate of Diane Arbus

À propos de l’artiste

Née en 1923, Diane Arbus grandit au sein d’une famille aisée de New York qui possède un grand magasin sur Fifth Avenue. En 1941, à l’âge de 18 ans, elle épouse Allan Arbus ; durant les 10 années suivantes, ils travaillent ensemble pour des revues de mode, lui en tant que photographe, elle en tant que styliste. Bien qu’elle commence à prendre elle-même des photos au début des années 1940, ce n’est qu’en 1956, quand elle numérote son premier rouleau de pellicule, qu’Arbus se met sérieusement au travail pour lequel elle est aujourd’hui connue. Au cours des années 1960, elle publie plus de 100 photographies dans des magazines réputés tels qu’Esquire et Harper’s Bazaar. En 1963 et 1966, elle reçoit une bourse Guggenheim pour le projet American Rites, Manners and Customs. Les photographies qu’elle produit ces années-là attirent l’attention de la critique et du public lorsqu’une partie d’entre elles est sélectionnée en vue de la fameuse exposition New Documents, présentée au Museum of Modern Art de New York en 1967. Au moment de son suicide en 1971, Arbus est déjà une légende parmi les photographes de métier, même si seul un nombre relativement petit de ses plus importantes œuvres sont très connues. En un peu plus de 15 années de carrière, Arbus a produit un corpus dont le style et la substance lui méritent une place parmi les artistes les plus influents du XXe siècle.

En parallèle à l’exposition

14 septembre, 17 h 30
Conférence | Second regard : les photographies de Diane Arbus
Avec Anne Grace, conservatrice de l’art moderne, MBAM, et Sophie Hackett, conservatrice de la photographie, Musée des beaux-arts de l’Ontario.
En savoir plus.

Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)

Ce musée d’art ‘ le plus ancien au Canada ‘ figure parmi les grands musées d’Amérique du Nord. Découvrez sa collection encyclopédique unique composée de plus de 45 000 œuvres, de l’Antiquité à nos jours, et ses expositions qui croisent les disciplines allant de l’archéologie aux beaux-arts en passant par les pratiques contemporaines.

Pavillon Jean-Noël Desmarais
1380, rue Sherbrooke O., Montréal
Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)