
Le 30 septembre dernier, à l’Olympia, François Bellefeuille a dévoilé son plus récent spectacle, Sauvage, son troisième one-man-show.
Je dois vous avouer que je ne connaissais pas du tout François Bellefeuille et que je n’avais aucune attente particulière. Mais dès les toutes premières secondes sur scène, il a lancé sa fameuse blague : « Tout le monde me prend pour le docteur Mailloux ! », et la salle entière a éclaté de rire. Trois secondes. C’est tout ce qu’il lui a fallu pour conquérir le public. Et à partir de ce moment-là, les rires n’ont plus cessé.
Il installe immédiatement le rythme. Pas de temps mort, pas de période d’échauffement. L’humoriste assume pleinement son ton, sa voix et son personnage. Son style, à la fois incisif, absurde et personnel, entraîne le spectateur dans son univers.
Ce qui surprend chez celui que je découvrais ce soir-là, c’est son ton mordant, parfois piquant, mais toujours efficace. On rit tout le long de son spectacle.
François Bellefeuille parle de sa propre vie, de ces petits riens du quotidien. Il évoque sa ressemblance frappante avec le docteur Mailloux, une comparaison qu’il assume avec une autodérision, surtout depuis que ses cheveux ont blanchi trop vite et qu’il passe désormais pour le grand-père de son enfant plutôt que pour son père. Il aborde aussi son entourage avec la même ironie : son voisin passionné d’oiseaux, ou encore son chat obèse.
Ces anecdotes du quotidien, livrées avec une intensité désarmante, créent une complicité immédiate avec le public. Pendant les 75 minutes, sans entracte, la salle reste suspendue à ses mots. Pas de pause inutile, pas de baisse de rythme.
Si, comme moi, vous ne le connaissez pas encore, c’est le moment idéal de vous procurer un billet pour son spectacle SAUVAGE. Vous passerez une soirée hilarante.
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Lyne Sarrazin