Dès que les nuits gèlent et que les journées dégèlent, l’eau d’érable coule : de la fin février à la fin avril, c’est le temps des sucres. Repas traditionnel, tire sur la neige, balade en carriole, parfois de la musique et de la danse, la cabane à sucre est l’une des sorties les plus ancrées au Québec. Ce guide rassemble les cabanes à sucre à travers la province, avec pour chacune la fiche du lieu, la formule (repas, tire, boutique) et les dates d’ouverture.
Conseils : réservez plusieurs semaines d’avance pour les fins de semaine de mars, surtout autour de la relâche et de Pâques ; les repas en semaine sont plus tranquilles et souvent moins chers. Plusieurs érablières accueillent aussi les groupes et proposent un menu végétarien.
Nos coups de cœur
Érablière Charbonneau, Mont-Saint-Grégoire, Montérégie. Repas à volonté et tire plusieurs fois par jour, et au fil de la saison un chansonnier en soirée, du lancer de la hache encadré et un Marché des sucres d’une quinzaine d’artisans (notre article).
Érablière Bernard, Granby, Cantons-de-l’Est. Le Sentier du Trotteux, une boucle contée d’environ une heure dans l’érablière, raconte la vie des sucriers d’autrefois et se termine par la tire ; le repas se mange sur place ou s’emporte (notre article).
Les Rondins, Mirabel, Laurentides. Un repas des sucres raffiné, une salle de spectacle où jouent des musiciens de folklore québécois et une promenade en traîneau dans le boisé.
Érablière Verger d’Émilie, Rougemont, Montérégie. Le temps des sucres d’autrefois revu par un chef qui mise sur les produits locaux, avec feu extérieur, chansonnier et groupe de musique ; les grands groupes y sont bienvenus.
Érablière du Lac-Beauport, Lac-Beauport. Son Musée de l’érable retrace l’histoire du sirop depuis ses origines amérindiennes, et la cabane sert ses repas toute l’année.
Comment choisir sa cabane
Les cabanes traditionnelles servent le repas classique en grande tablée, soupe aux pois, omelette, jambon, fèves au lard, oreilles de crisse, tarte au sucre et grands-pères dans le sirop, avec la tire sur la neige et souvent de la musique. Les érablières familiales ajoutent une mini-ferme, des glissades, une balade en carriole ou en tracteur et une visite de la salle d’évaporation où l’on voit bouillir l’eau d’érable. Les cabanes gastronomiques, dans les grands centres, revisitent le menu avec des chefs ; on y va entre adultes. Enfin, plusieurs érablières servent seulement la boutique et la tire, pour une visite d’une heure sans repas.
Pour une sortie réussie
Réservez le premier service du midi, en général vers 11 h, ou le service du soir, plus festif, avec musique et danse dans plusieurs érablières. Habillez tout le monde pour la boue autant que pour la neige, le temps des sucres alternant gel et dégel. Prévoyez un conducteur désigné : le caribou et les bières de saison font partie du repas. La tire est servie plusieurs fois par jour à heures fixes ; vérifiez l’horaire à l’arrivée.
Bon à savoir
Le repas coûte en général entre 30 et 50 dollars par personne ; les activités extérieures sont incluses ou en supplément selon l’érablière. La saison commence dès la fin février dans le sud du Québec et se termine autour de la mi-avril ; plusieurs grandes cabanes prolongent jusqu’à la fin avril ou ouvrent aussi à l’automne. Les fins de semaine de mars et le week-end de Pâques se réservent dès février.
🍁 Les cabanes à sucre par région
QuébecAbitibi-TémiscamingueCantons-de-l'EstCentre-du-QuébecChaudière-AppalachesLanaudièreLaurentidesMauricieMontérégieOutaouais
Québec
6 établissementsAbitibi-Témiscamingue
1 établissementCantons-de-l'Est
12 établissementsCentre-du-Québec
5 établissementsChaudière-Appalaches
5 établissementsLanaudière
10 établissementsLaurentides
19 établissementsMauricie
8 établissementsMontérégie
21 établissementsOutaouais
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Autour de la même période : Semaine de relâche, Congé de Pâques.